Arts et Loisirs
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Conférence mardi 6 octobre 2015

Madame Vigée Lebrun, les derniers jours de l’Ancien Régime

Exposition aux Galeries nationales du Grand Palais du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016

par M. Serge Legat, conférencier des Musées nationaux et au club de l’Art, Professeur à l’Ecole d’Architecture de Paris-Val de Seine.

« Élisabeth Louise Vigée Le Brun est l’une des grandes portraitistes de son temps, à l’égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze. Issue de la petite bourgeoisie, elle va trouver sa place au milieu des grands du royaume, et notamment auprès du roi et de sa famille. Elle devient ainsi le peintre officiel de la reine Marie-Antoinette. L’exposition, qui est la première rétrospective française à lui être consacrée, présente près de 130 oeuvres de l’artiste, construisant un parcours complet à travers un oeuvre pictural majeur et une grande page de l’histoire de l’Europe. »
Source : http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/elisabeth-louise-vigee-le-brun

« Élisabeth Louise Vigée Le brun est un cas. Au XVIIIe, les femmes sont destinées à procréer, non à créer. Mais elle est née avec la passion de peindre chevillée au corps et puisera tout au long de sa très longue vie dans le bonheur que lui offre son travail. Elle réussit même, du jamais vu, à entrer en 1783 à l’Académie Royale… Elle a tout pour séduire : beauté, talent, courage. Mondaine et dotée du don de plaire, elle sera unique dans l’art de portraiturer les femmes les rendant le plus ravissantes et heureuses possible. Une sorte d’autoportrait inconscient. »….
http://blogs.cotemaison.fr/a-vos-agendas/2015/09/19/date-expo-elisabeth-louise-vigee-le-brun-au-grand-palais/

« Ses très nombreux autoportraits et portraits de la bourgeoisie et de l’aristocratie de son époque dévoilent un style extrêmement soigné et délicat, qui rappelle les plus grands maîtres de la peinture tout en ayant l’originalité d’une patte bien à elle. Majoritairement dédiée aux femmes et aux jeunes personnes, son oeuvre n’est que douceur, coloris chatoyants et boucles de cheveux dorés sur peaux de nacre. Quelques peintures d’histoire et de genre, ainsi que le développement d’une technique picturale bien particulière, la détachent du destin habituel des femmes artistes, empêchées par le milieu artistique essentiellement masculin de s’atteler à d’autres choses que les sujets charmants. »…
Source : http://www.sortiraparis.com/

….« Cette exposition présentera ses plus grands chefs-d’œuvre, et ce que fut la vie de passion de cette artiste de talent, dans une période mouvementée de l’Histoire de France.
Née dans un milieu d’artistes et d’artisans, élève de son père pastelliste, puis de Doyen et de Gabriel Briard, alors qu’elle n’a que 14 ans, Élisabeth Vigée Le Brun révèle ses précoces et prodigieuses dispositions pour les arts du dessin. ; (exemple : Louise Élisabeth Vigée Le Brun, Autoportrait (1790)
Le peintre Joseph Vernet, alors célèbre dans toute l’Europe, et Greuze lui prodiguent conseils et introductions, qui la font rapidement remarquer et accepter par les élites françaises et européennes.
La réputation de son talent, sa beauté physique et son esprit intrépide, lui permettent d’accéder aux prestigieuses cours de France, d’Italie et de Russie.
Respectant la tradition des grands peintres de cour comme Raphaël, Rubens et Van Dyck, elle fera les portraits des plus grandes figures de son époque.
Appelée auprès de Marie-Antoinette à Versailles, Élisabeth Vigée Le Brun s’attachera à celle qu’elle immortalise dans ses plus beaux tableaux. (elles avaient le même âge et une complicité. On raconte même que la Reine s’est baissée pour récupérer un pinceau tombé ; du jamais vu…)
Sous la protection de la Reine, elle développe et affirme sa maîtrise des différentes techniques jusqu’à accéder au statut très envié de portraitiste officielle de la famille royale.
Son parti-pris esthétique (ses portraits de femmes sont à la fois ressemblants et flatteurs, bien évidemment), dénué d’artifices, révolutionne la mode féminine de l’époque, et libère le corps des femmes pour en révéler la beauté naturelle.
Son exil après la Révolution la fera voyager dans les villes italiennes et en Autriche, jusqu’à ce qu’elle soit invitée en Russie, à l’instigation et grâce aux appuis notamment de Gabriel-François Doyen, puis dans les autres cours d’Europe.
Son retour en France ne sera autorisé qu’en 1802. Elle fera le portrait de Caroline Murat, sœur de Napoléon, dont elle dira : « J’ai peint de véritables princesses qui ne m’ont jamais tourmentée et ne m’ont pas fait attendre »… elles. C’était tellement mieux avant… Apparemment, en tous cas dans sa mémoire, la vie sous l’Ancien Régime l’avait particulièrement gâtée.
Source : http://www.evous.fr/Septembre-2015-