Arts et Loisirs
L’Association « les Conférences Arts et Loisirs » est une association régie par la loi de 1901 ayant une vocation culturelle.
Les programmes
Visite le lundi 14 mai 2018, à 15 H.

Visite Privée du petit Trianon et du Théâtre de la Reine

Rendez vous à 14h45 devant le Grand Trianon

« Le Petit Trianon, considéré comme l’un des chefs-d’œuvre d’Ange-Jacques Gabriel, s’impose comme un manifeste de l’architecture néoclassique. Il fut achevé en 1768.
Le goût du roi pour les sciences botaniques en est à l’origine : le petit château avait été en effet commandé pour se trouver au cœur des jardins que Louis XV s’était attaché à développer depuis les années 1750 et qui, à sa mort, comptaient parmi les plus riches d’Europe. Hormis l’actuel jardin français, les lieux ont ensuite été profondément remaniés par Marie-Antoinette qui y fit aménager, à partir de 1775, un vaste jardin paysager orné de fabriques.
Le bâtiment adopte une forme cubique extrêmement simple ; sa toiture est dissimulée par une balustrade. Gabriel a su éviter un traitement décoratif trop simple ou trop austère en variant le traitement réservé aux façades du château qui offrent toutes cinq ouvertures par étage (…) Les proportions de l’ensemble en font un chef-d’œuvre d’harmonie et d’élégance. »

Le théâtre de la Reine
« Pour satisfaire son goût prononcé pour le théâtre, Marie-Antoinette, charge son architecte Richard Mique de lui édifier un véritable théâtre. Les travaux sont achevés au printemps 1780 et son inauguration a lieu le 1erjuin de la même année.
Habilement dissimulé derrière les frondaisons, le bâtiment ne se signale que par sa discrète entrée, traitée à l’Antique. La taille de la salle permet d’accueillir environ deux cent cinquante spectateurs. Les couleurs générales adoptent le bleu, le blanc et l’or. La décoration sculptée a recours à la technique rapide et peu onéreuse du carton-pâte (…) Les différents tons d’or se mêlent harmonieusement aux faux marbres où domine la brèche violette. Le plafond, livré par le peintre Lagrenée (…) représentait Apollon entouré des Grâces et des Muses. Il a été remplacé au XIXe siècle par une copie. La scène, de vastes dimensions(…), est équipée de façon très perfectionnée par le machiniste Pierre Boullet, successeur de Blaise-Henri Arnoult, le concepteur de la machinerie de l’Opéra royal. La fosse d’orchestre peut accueillir une vingtaine de musiciens. »