Conférence par Serge Legat, conférencier des musées nationaux, professeur à l’école d’architecture de Paris-Val-de-Seine, professeur à l’Institut d’Études Supérieures de l’Art. Conférencier des Amis du Club de l’Art
David est un monument. « Père de l’École française », « régénérateur de la peinture », il a créé des images qui hantent aujourd’hui encore notre imaginaire collectif : Marat assassiné, Bonaparte franchissant les Alpes, le Sacre de Napoléon…
À l’occasion du bicentenaire de sa mort en exil à Bruxelles en 1825, le musée du Louvre offre une nouvelle vision sur la personnalité de Jacques-Louis David (1748-1825), et sur son œuvre d’une richesse et d’une diversité exceptionnelles.
https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/expositions/jacques-louis-david
Rythmé par de très grands formats, le parcours retrace avec empathie le cheminement d’un peintre qui a navigué à travers six régimes politiques tout en restant profondément attaché à l’idéal républicain et à sa liberté.
Au point de préférer mourir en exil à Bruxelles, en 1825, plutôt que de solliciter une amnistie des Bourbons.
https://www.la-croix.com/culture/exposition-le-louvre-ausculte-le-cas-jacques-louis-david-peintre-etrevolutionnaire-engage-20251015
« L’activité politique et l’activité artistique du citoyen David sont indissociables. L’art selon lui est un instrument du changement politique.
Son génie est d’être un artiste engagé, jamais il n’a accepté l’idée d’un art déconnecté des questions de son temps, ce qu’on appellera bien plus tard « l’art pour l’art ».
Au contraire : c’est un homme pleinement dans son temps.
Il a mis au point le langage pour parler à son époque » Sébastien Allard, Historien de
l’art et conservateur général du patrimoine.
https://www.lefigaro.fr/arts-expositions/jacques-louis-david-revolutionnaire-et-imperial-au-louvre-20251012
Cette exposition-là n’est pas une révérence : c’est un choc. Un choc esthétique, politique, historique(…).
On découvre non pas un seul David, mais mille visages : le jeune révolté, le tribun pictural, le portraitiste aigu, le décorateur d’Empire, l’exilé en sabots.
La peinture se fait alors archive sensible : chaque trait documente une époque, chaque regard est un message codé à l’Histoire.
Le Louvre, qui conserve la plus vaste collection au monde de ses œuvres,
relève ici un pari audacieux : relire David à la lumière du présent, non comme une icône figée, mais comme un artiste à vif, au bord de la bascule.
David n’a pas seulement illustré son temps : il l’a armé d’images. Et deux siècles plus tard, c’est encore à travers lui que nous regardons la Révolution.
