Arts et Loisirs
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Conférence Mardi 22 janvier 2019

Joan Miro, la couleur de mes rêves.

Exposition au Grand Palais du 01 octobre 2018 au 04 février 2019

par Jean-Pierre Constant,Docteur ès lettres et Arts, Conférencier,Chargé de cours à l’université

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« En classe, nos instituteurs et institutrices l’affirmaient haut et fort : l’esprit qui vagabonde est non productif. Pourtant il est un artiste, qui, au XXe siècle a brillé dans l’exercice en cultivant ses délires personnels à un haut niveau de maestria et cela sans l’aide ni de drogues, ni d’alcool. La liberté de son imagination est extravagante. Mais il faut un don hors du commun pour arriver à la fois à s’affranchir du réel, à rêver éveillé, tout en produisant des toiles, des dessins, des sculptures. Il s’appelait Joan Miró (1893-1983) et l’exposition du Grand Palais illustre dans une rétrospective en 149 œuvres comment tout au long de sa vie, l’Espagnol a créé un territoire pictural hors normes, reconnaissable immédiatement, ni vraiment figuratif, ni vraiment abstrait. »
« C’est cette liberté extraordinaire que j’ai voulu montrer », explique Jean-Louis Prat, le commissaire de l’exposition dont la sélection d’œuvres est remarquable.
lesechos
« Du Moma au Musée Guggenheim à New York en passant par la Fondation Miró à Barcelone, le Centre Pompidou, le musée Picasso ou la Galerie Jeanne Bucher Jaeger à Paris : le curateur a réussi le pari de réunir des œuvres inédites prêtées depuis les 4 coins du monde. »
doitinparis
« Ennemi des théories en tout genre, le doux Miró (1893-1983) s’emportait presque quand on le rangeait parmi les peintres abstraits, « comme si les signes que je transcris sur une toile, du moment qu’ils correspondent à une représentation concrète de mon esprit, ne possédaient pas une profonde réalité, ne faisaient pas partie du réel » ! Pour entrer « les deux pieds dans le rêve » (René Char, 1907-1988), la grande rétrospective à l’accrochage aéré(…) respecte la chronologie d’un parcours non pas évolutif, mais en perpétuelles mutations. Un univers où « peinture et poésie se font comme on fait l’amour ; un échange de sang, une étreinte totale, sans aucune prudence, sans aucune protection », revendiquait ce fils de commerçant de Barcelone »
telerama
« Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème » Joan Miró n’aura de cesse de respecter sa promesse. »
doitinparis
« Accrochage superbement rythmé, textes savants qu’on a plaisir à lire, cette exposition vous tient en haleine jusqu’à la dernière salle des sculptures – accumulations en bronze que l’artiste a eu la délicieuse insolence de couvrir de peinture monochrome. Miró défie et réorganise, sans doute pour toujours, le Paradis des poètes. Miró est une exposition d’une qualité rare qui étreint une œuvre portée par un amour sans bornes». Maria Lund, galeriste danoise de Paris
lefigaro